un univers de création entre peinture, dessin, écriture, sculpture
Les cabines de bains de Bernières sur mer compagnes fidèles des vagues de la mer nous regardent passer, civiles, contemplant la mesure de chacun de nos pas - Rien n'affecte leur allure, digne, de dames du bord de mer, témoins muets et impassibles contrairement...
Quand le soleil aura bougé de son orbe au cœur éclaté explosé les mailles du ciel arraché ses feux à la nuit pour partir loin de notre monde aurons-nous vécu trop de jours ou pas assez semé de graines pour que la terre se souvienne de nos grandeurs, de...
Vague noire ondulante ondulée et qui plonge dans l'antre mystérieux de nos désirs émus Transportés sur le flot nos deux corps se balancent l'un et l'autre arrimés au mât qui transperce mes hanches Ton souffle extatique se pose sur ma bouche ta main pare...
C 'est une pause qui dure dans l'écoulement lent des journées quotidiennes. Un répit au milieu des heures creuses et des paroles mal données. Raconter et voir sous un jour nouveau la vue de la fenêtre ouverte sur le jardin. Novembre enfle dans la cime...
J'ai choisi ce matin de marcher sur les mains car mes pieds me font mal et ce m'serait fatal de marcher à la ronde sur les sentiers battus encore, et rebattus par la colère qui gronde sous les pieds fatigués de madame de monsieur tout l'monde. Une colère...
L'homme encapuchonné marche au milieu du cloître Son regard est tourné vers les briques et le marbre Il voit loin au-delà de l'immense mur opaque ce qui est invisible à nos regards d'ivoire De longs piliers de pierre s'élancent vers le ciel Et sur les...
Au soir dolemment le soleil s'efface - souffle de lumière blanche diaprée - Des ombres passent, apaisées leurs terreurs se reposent et se disposent en ronds que l'encre sur le papier délie. Un immense silence s'avance - l'âme nous est éphémère - La mémoire...
Les galets étaient immobiles Le vent tombé de la voûte du ciel pleurait au milieu de la dune - Tranquillité du temps - - Repos du coeur en fièvre - Les vagues allaient et venaient - Rythme sans fin - - Horloge de la nature - L'espace d'un instant les...
Je suis le coeur du bois le noeud qui griffe le doigt Je suis la peine que déploie l'homme en colère je suis la foi la pierre aiguisée par le froid Je suis le toit qui protège de la misère pauvres et rois Je suis la roue le porte-peine Je suis la rivière...
Au bord du Rhin Le regard se perd dans les eaux troublantes du fleuve tandis que l'âme plane au milieu de la brume en quête de légendes - Réminiscences des temps anciens - Sur son rocher, un burg altier monte la garde. Am Rhein Der Blick schweift herum...
Une forêt d'ébène sculptée par des magiciens ivres se tord au bout du chemin sinueux parcouru par les vents Les oiseaux tremblent et leurs plumes tombent lourdes comme le plomb Ils crient et leur cri retentit jusqu'au fond des abîmes noirs et majestueux...
L'encre de tes paroles m'inonde de soleil Je brille à ton reflet comme un éclat de verre brisé Et le soir qui s'allonge au creux des vagues longues murmure des mots timides et parfois insensés. Je plonge au fond de ton regard écartelé tu te penches jusqu'à...
C’est un fruit mûr qui éclate à la sève écarlate sur la table de bois près du couteau déposé dehors la feuille bruit au milieu de la nuit c’est le rêve de l’arbre endormi c’est la couleur de la noix dont la coque se broie en face de l’émoi d’un jour encanaillé...
Mais des battements de coeur nous secouent les flancs et l'âme - C'est à voir - Ecoute le grand silence des pins noirs d'octobre flambant ou bien d'avril, le mois où avant de grandir les amants se sont reconnus. Pleuve le ciel entre les vents échappés...
Quand partir si partir utile Quand dire si dire veut dire Quand plaire si plaire peut être Quand rire si rire possible Quand blêmir si blêmir je peux Quand lire si lire à deux Quand chanter si chanter en rimes Quand boire si boire encore Quand fuir si...
Au soir dolemment le soleil s'efface - Souffle de lumière blanche diaprée - Des ombres passent, apaisées leurs terreurs se reposent et se disposent en ronds que l'encre sur le papier délie. Un immense silence s'avance - L'âme nous est éphémère - La mémoire...
N'était le ciel empli des vents des soleils et des nuages à tondre nous passerions sans comprendre la loi des nombres ni les esprits ne parleraient ni les plantes ne pousseraient Entre les bras d'un nouveau monde nous nous berçons de rêves et d'idées...
Soleil à prendre entre mes bras Soleil silence lorsque mes pas se perdent dans le son de ta voix A s'y méprendre l'on dirait que les arbres quittent la forêt Laissant dans l'ombre qu'elle faisait les rumeurs de nos guerres passées D'hier lasse et sur...
En ces temps de tension pris par la somnolence des jours hivernaux, il est des instants plus précieux que l'or sorti des sables. Des sensations infimes nous parlent d'autres lieux où d'immenses monuments attendent les gloires futures. Serons-nous de celles-là...
Je ne sais plus que dire Je ne sais plus que faire A l’entrée de l’hiver les choses alentour du lilas à la rose se taisent Alors je regarde avec grande insistance les contours des nuages et j’écoute le silence mais ne vois que les feuilles qui tombent...
Pourquoi ton silence ne rejoint-il pas le mien entre le début de septembre et la lumière de juillet? - En août je me suis oubliée - J'étais là, à toujours t'attendre cherchant ta voix et ton regard Pourquoi n'étais-tu donc pas là pour me tenir le bras...
Tu écris des mots au tableau qui parlent de liberté d'amours perdues et retrouvées. Tu ris tu es ému parfois comme l'enfant à la vue d'un oiseau ou bien tu pleures sur ton sort quand il pleut. Tu inventes des histoires entre les glaces et les miroirs...
Paderborn le silence et la mer qui attend un instant pour pouvoir encore se démonter J'étais là-bas au temps de la rivière brune qui voit les toits monter et les feuilles dorées Et coulent les sources de la ville sur les trottoirs et les pavés Voici qu'en...
Qui mène la danse aujourd'hui? Qui donne le tempo à l'ample silence des mots que l'on griffonne dans mon dos? Il était une vi(ll)e nouvelle... Je ne suis pas de cette époque qui plombe le temps, pose un couvercle sur les têtes. - Rêves cadenassés, marchez...
Que vienne l’ardeur du soir et de ses parfums d’encensoir ! Tu te pares comme la lune pour charmer ton bien-aimé. Femme échappée de la terre, tu voyages dans les brumes du mystère des silences, des plis de l’onde, des branches. Ton cou évoque des rivages...