un univers de création entre peinture, dessin, écriture, sculpture
C ’est un grand souffle C ’est le soleil c’est la nuit La feuille qui tremble Une merveille c’est l’esprit Une complainte C ’est l’essentiel c’est le non-dit L’inexprimable l’insondé C ’est l’océan L’inénarrable et le friable E t c’est la main d’un grand...
Le printemps à tire d'aile c'est l'oiseau qui se pose chaque année sur le bord de l'escalier L'escalier ou la margelle du vieux puits Vois ma soeur la dentelle du rideau à la fenêtre Le vieux seau près de la pelle au jardin sur le gravier tous les poiriers...
A la nuit qu'elle est grande l'ombre qui monte derrière la maison tandis que meurt la senteur de l'onde où j'ai nagé de bon matin. Les bateaux sont posés sans le nombre que j'interroge et qui me vient entre la question et la ronde des enfants qui se tiennent...
Il pleut depuis des jours... L'oeil par la fenêtre ne voit que gouttes d'eau et le ciel se fard de la mine du doute. Que faire quand l'été vend les feux de son soleil à l'encan? Attendre que le vent nous rapporte un peu - c'est capital - d'intérêt à foison...
Le pot de fer est fort contre le pot de terre Une couronne d'or contre un peu de poussière Viens mon amie courons le long de la rivière où l'ombre et la lumière se mélangent où le vert est un lit tendre pour les primevères et où la mésange bleue chante...
Le soleil a frappé le volet alors tout doucement, je me suis levée j'ai mis mon tablier mes bagues, mes souliers et j'ai laissé le chien endormi à tes pieds, un livre sur la table et la lampe de chevet pour éclairer les mèches de tes cheveux emmêlés de...
Une terre portant la semence de jours à venir pétris entre les mains de nos mères dont les souvenirs plongent leurs racines au bord des rives des rivières plus mystérieuses que les regards de nos mères aux bras liés à l'ampleur de la terre la terre-mère...
J'ai cassé ma statue, je n'avais rien à faire, il fallait m'occuper la statue est en terre, ma main l'a échappée et la voilà par terre la statue s'est tue et...pour cause, c'est moi qui ai crié: Ah, zut! Elle est cassée! Que vais-je donc faire? Alors,...
Le temps court sur mes genoux et s’enroule autour de mon cou Sur le mur s’ouvre une fissure arrivera-t-elle jusqu’à nous ? Dans la cabane de planches les vieux outils sont à l’abri Je n’y entre plus le dimanche le cœur se complait dans l’oubli. A chaque...
As-tu baissé les armes ma soeur celles que tu arborais sur le champ des images que tu peignais la nuit lorsque le monde dormait poings fermés et rêves déliés à tes pieds ? Tu regardes partout il n'y a rien à voir d'autre que des bouts de papier qui volent...
Fenêtre écarlate arbres en plénitude Façades débonnaires chevaux amidonnés figurés sur les murs les pans de murs déteints où se déploient les ors des espaces rêvés inaccessibles hautains éperdus de silence et d'heures disséminées comme points sur l'azur...
C'était en l'an 92 et je n'étais pas né Vint une nouvelle année qui fit 93 Des treize à la douzaine il en est trépassé Avant que je sois né qui ont vu défiler Des orbes calcinés sur le ciel Des forêts déplacées entre deux points damnés Des villes exterminées...
Il se donne et pourquoi ? Dites pourquoi il court de l’aube appareillée à la pointe du jour. Un être fait de chimères et pourtant il écoute le bruit que fait le vent - Est-ce gémissement ? - Toute sa vie, il rit et quand il pleure son cœur ne rougit pas...
Ils passaient par deux portes L'une était porte d'or et l'autre était d'ivoire Je les voyais le soir L'un transportait son ombre l'autre avait un miroir Le vent dans les feuillages au passage de l'un hurlait - Sombre présage - Et quand l'autre venait...
Le bruit de bois - écho de toi - à l'approche des temps pluvieux que porte l'homme dans ses bras entre les jours qui se cognent d'avoir peur et d'avoir froid Le bout de bois - le bout de toi - qu'éclate l'heure au soleil blanc des rêves sobres que prend...
J’ai pris un nouveau chemin l’heure est blanche en la saison porte ouverte devant mon front je la vois qui me confond Chercher, puiser dans le fond de la mémoire et des temps une sentence et à boire pour défier la raison Un essaim de mots futiles butinent...
Sculptures en terre de CG Victor
Ensemble sur le papier se tissent lentement, lentement les mots les mots doux les mots durs les mots dérisoires en plein, en creux, en déliés A l’ombre de ma plume légère d’écolier les mots habillent la page d’une robe d’ éternité. C. Victor
… Tandis que des arabesques nous disent des poèmes et nous ouvrent les portes d'un ailleurs magicien. CG Victor Crayon pastel sur papier émeri
Des notes de musique en couleurs qui dessinent le chant d'un oiseau-lyre... CG Victor Crayon pastel sur papier gris
Une fleur née de l'aurore Mille volutes multicolores qui explosent dans le soleil et illuminent nos coeurs. CG Victor Composition 5 - Crayon pastel sur papier émeri
Une ville rouge Au bord des toits des ombres qui ne se voient pas Les rues désertes qui portent traces d'histoires qui ne se disent pas Un ciel de mauve sur le jour qui se désemplit. Victor
Vagues Vagues et embruns Larmes de lune Et plaintes, filles d'écume Danse lente des grandes voix de la mer Vagues larges de parfums Vent de sel Sur la côte des dunes Danse diurne des âmes Envolées au matin Vagues longues et chevelures De mains Qui s'enlacent...
Extrait de Kaléidoscope 1, publié en 2009. Ensemble de recueils entièrement réalisés par mes soins. Poèmes, illustrations et reliure.
Vagues Vagues et embruns Larmes de lune Et plaintes, filles d'écume Danse lente des grandes voix de la mer Vagues larges de parfums Vent de sel Sur la côte des dunes Danse diurne des âmes Envolées au matin Vagues longues et chevelures De mains Qui s'enlacent...