un univers de création entre peinture, dessin, écriture, sculpture
Ont-elles peur, ont-elles froid? Y a-t-il des ombres cachées dessous leurs toits, des figures humaines qui les hantent?
...... Elle avait de grands yeux noirs et cernés de khôl - fille de magazine penchée sur une épaule - .......
Au centre d'une journée ordinaire une pause près de la cheminée et chemine la pensée entre deux points suspendus au plafond des idées.
Et le vaste horizon Et le bleu et le vert Et le soleil éteint au milieu de la mer La promenade est vide Les heures sont solitaires Et le regard pensif en plein coeur de l'hiver.
Tu marches un pas en avant et deux pas en arrière entre un arpent de terre et un morceau de ciel que tu découpes le matin dans ta tête avec les ciseaux chapardés la nuit au magasin des rêves qu'enfant tu dessinais sur le tapis du temps qu'en ce temps-là...
Une porte entrouverte Sur le seuil un pas En bas l'horloge Et le vent porte par-delà les branches du saule les trilles d'un oiseau. Calme douceur sur le silence échappé des antres secrets de la vieille maison.
Soufflant sur le sommeil l'aube soudain se lève Une boîte en ma main d'où s'échappent les rêves me rappelle chaque jour que pour un nouveau monde il faut ouvrir les yeux plus grands que les fenêtres et regarder le jour s'épandre sur la lande.
Un panier empli d'odeurs moites et chaudes de l'automne C'est le voyage de l'arbre aux confins de l'univers -
Des senteurs, parfums d’extase, arômes épicés, effluves exotiques s’épanouissent en bouquets invisibles jusqu’aux sommets toujours plus hauts...
Des étangs en mouvements de bleu Mouvances étonnantes vont autour de mes yeux Et l'essence de vent transcrite par le reflet que j'ai vu au milieu du labyrinthe creux enveloppe mon corps - Habillage de bleu -
Voir au-delà des apparences
Pourquoi donc cette souffrance de vivre? C'est que je porte en moi une seconde vue qui est en même temps la force et toute la misère des écrivains. J'écris parce que je comprends et je souffre de tout ce qui est parce que je le connais trop. Guy de Maupassant...
Un oeil bleu entrouvert La porte du ciel en marche Le silence contrescarpe où glisse un pas furtif Une attente en dérive Face à l'aube relevée La mort écartelée sur une pancarte Ne dire que l'inconnu.
Jusqu'au visage de la nuit où le rêve ouvre l'espace et délivre du temps, les silences entre deux rivages révèlent le puits de vérité au voyageur d'entre les mondes. _____________________________ Nous ne sommes qu'une vague au beau milieu de l'océan....
Un calme vaste et ample comme les épaules larges sur quoi l'on se repose vibre au son des voix multiples de nos vies antérieures .
Qui ouvrira la porte ce matin? Qui s'assoira tranquillement à ma table pour converser à l'abri des regards du ciel qui passe par la fenêtre?
Le silence prend tout l'espace
Je cherche dans la source l’espérante terre entière le vent dans les roseaux la larme sous ta paupière Le flanc éperonné par la course des ans s’arrête tout à coup un nuage a passé – Au bord de l’eau l’oiseau attend que je l’approche et l’éclat du soleil...
Au-delà du réel
Le lilas du printemps fini a laissé place à une autre vie la vie du vert tendre de l'herbe la saouleur des couleurs de l'herbe dans la vigeur du parterre après la pluie.
Entre ces points d'ancrage qu'étaient nos maisons et entre ces montagnes d'avant les saisons une ligne de partage des eaux où nos humeurs inondent les chemins et usent les murs de pierre tandis qu'à trois coudées dans les champs emblavés d'amour et de...
Conciliabules sur la ligne de départ pour une mirifique destination...
Je sais qu'Il existe. I know that he exists Quelque part - dans le silence - Somewhere, in silence. Il a caché sa vie précieuse. He has hid his rare life A notre vue grossière. From our gross eyes. Emily Dickinson "Lieu-dit l'Eternité "
En filigrane entre les feuilles du cerisier tout le jour après la rosée Une silhouette c'est l'oiseau dont les trilles parfois me parlent C'est que je suis son obligée il est plus fort que ma larme.
L'espace d'une histoire une étoile filante a défié le vent - Duel implacable - en une fraction de temps Le temps cette grande illusion qui défile sur les écrans tactiles de ces humbles personnes à l'âme cabotine que nous sommes.