Mercredi 23 mai 2012
3
23
/05
/Mai
/2012
15:44
Mais des battements de coeur
nous secouent les flancs et l'âme
- C'est à voir -
Ecoute
le grand silence des pins noirs
d'octobre flambant ou bien d'avril, le mois
où avant de grandir les amants se sont reconnus.
Pleuve le ciel entre les vents
échappés des quatre horizons
Une bouteille venue de la mer
sauve le coeur du marin.
Une fleur fleurit
soudain
s'épanouit en une main
Un découpage dans le ciel
immatériel
c'est une vieille dame qui veille.
Par Victor
-
Publié dans : Poésie
-
0
Vendredi 4 mai 2012
5
04
/05
/Mai
/2012
17:32
Je fais mon pain.
A ma porte le monde
ne tourne plus rond
Il y a trop de monde
mal embarqué
Sur le bateau ce sont pantins
à la barre à la longue
le bateau tangue.
Il y a du pain
sur la planche du monde
qui a faim
de renouveau.
Par Victor
-
Publié dans : Poésie
-
5
Vendredi 6 avril 2012
5
06
/04
/Avr
/2012
15:36
Le printemps à tire d'aile
c'est l'oiseau
qui se pose chaque année
sur le bord de l'escalier
L'escalier ou la margelle
du vieux puits
Vois ma soeur la dentelle
du rideau à la fenêtre
Le vieux seau près de la pelle
au jardin sur le gravier
tous les poiriers sont en fleurs
Cesse de pleurer la soeur
ton enfance balayée
ne reviendra pas - l'été
s'en vient avec sa suite
de silences dans l'escalier
qui conduisent au grenier
où s'entassent les pelotes
que tricotent les années. -
Par Victor
-
Publié dans : Poésie
-
2
Jeudi 29 mars 2012
4
29
/03
/Mars
/2012
15:32
Paderborn le silence
et la mer qui attend
un instant pour pouvoir
encore se démonter
J'étais là-bas au temps
de la rivière brune
qui voit les toits monter
et les feuilles dorées
Et coulent les sources de la ville
sur les trottoirs et les pavés
Voici qu'en mon sommeil éteint
soudain il bruine
les copeaux des jours qui furent
pour moi ensemble
et sans fêlure
des bruits du temps qui s'allongent
et qui durent
pour qu'en mes mains j'en récolte
la sciure
que j'éparpille dans le vent
le vent qui sème à l'aventure
les fruits du temps.
Par Victor
-
Publié dans : Poésie
-
1
Mercredi 14 mars 2012
3
14
/03
/Mars
/2012
17:14
Au beau milieu d'un pré
devenu vert
- après l'hiver -
une vache cornes dressées
mâche et remâche
d'un air compassé
en regardant
- yeux gros ouverts -
cette passante qui s'attarde
Etrangeté
- après l'hiver -
au bord du pré.
Par Victor
-
Publié dans : Poésie
-
2
Derniers Commentaires